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... mais j'aime beaucoup Travel !-)
Pierrot


Comme vous le savez, Travel in Blues n'est plus. Le n° 42 d'avril 2001 fut le dernier à voir le jour.
Pourtant, certains articles, interview, et chroniques ont été écrits pour un numéro qui ne devait jamais paraître.
Un an juste après, La Gazette de Greenwood, arrivée elle aussi au numéro 43, rend hommage à toute l'équipe de Travel et rappele le formidable travail qu'elle a accompli pendant 5 ans.


Travel in Blues était une association de blues parisienne dont le but fut de répandre la bonne parole - du blues, œuf corse ! - et de fédérer les amateurs.

Deux outils pour ça :

  • des soirées mensuelles sur Paris, gratuites, généralement blues jam sessions ou rencontres avec des personnalités du blues (parmi nos invités: Milteau, Verbeke, Benoît Blue Boy, Bill Deraime, Luther Allison, Screamin' Jay Hawkins, Périn et Arniac pour Soul Bag, Clarence Gatemouth Brown, Patrick Raynal, directeur de la Série Noire et grand amateur de blues, Jacques Demêtre, auteur de Voyage au pays du Blues en 1959, Duke Robillard, Popa Chubby, Roy Rodgers, Corey Harris, j'en oublie ?).
  • un mensuel de blues appelé Travel In Blues (histoire de pas brouiller les cartes). Gratuit, 16 pages en noir & blanc. Photos originales (très belles, généralement dues à la lentille de Guy Benech), interview, articles sur l'histoire et l'actualité du blues aux US et en France, chroniques de CD commercialisés ou auto-produits, voire de démos si elles nous plaisaient beaucoup (et Dieu sait qu'il y en a eu, des coups de cœurs dont on parle aujourd'hui, certains ont fait du chemin depuis), brèves sur l'actualité du blues. A l'occasion, on parlait aussi de la famille musicale, Soul, R&b, voire Rock & Roll ou Western Swing.
    Mais, bien que n'ayant pas été les premiers en France à parler de Zydeco - Soul Bag nous avait devancé, mais il existait 27 ans avant nous ! - on avoue une certaine fierté à avoir été les seuls à parler très régulièrement de ce mouvement qui, cantonné pendant près d'un demi-siècle au Sud-Ouest de la Louisiane, est en train de prendre un véritable essor non seulement aux US, mais aussi dans le reste du monde, y compris chez nous, en France.
    Ce mensuel se trouvait dans une trentaine de points sur Paris et sa proche banlieue, dont les 3 principales FNAC (Etoile, Halles, Montparnasse), divers magasins d'instruments (surtout Pigalle) ou de disques (Boogie, Black Cherry blues, Jussieu Jazz, etc). Les adhérents de l'association n'avaient pas à courir pour se le procurer, il leur était envoyé tous les mois par la poste. Le montant de la cotisation payait les enveloppes, les timbres et l'imprimeur.

Sommaires des numéros parus
Index général

Pas de salarié chez Travel in Blues, on était tous bénévoles. Si je buvais un coup en attendant une interview, je payais avec mes sous. Si je payais à boire à l'interviewé, je payais avec mes sous, bien content de pouvoir trinquer avec Magic Slim ou Taj Mahal.

Et puis voilà, on s'est laissé rattrapper par la dure réalité. La gratuité, ça coûte cher. Un jour, on s'est aperçu que financièrement, bien qu'ayant plus d'une fois mis la main à la poche pour payer tous les frais, on n'y arrivait plus. Le journal n'est plus sorti. Comme le journal annonçait toutes nos activités, privés d'organe, quasi muets, on a cessé d'organiser des soirées. Au début, on s'est dit que ça aller s'arranger, que ce n'était qu'un passage, une espèce d'épreuve. On en avait vu d'autres. Mais chacun, petit à petit, est retourné vers sa vie personnelle, privée, professionnelle, et bref, l'un dans l'autre, la disponibilité n'a plus été la même. Et, il faut bien le dire, l'élan était brisé, la motivation s'est amenuisée, l'envie n'y était plus.

Alors voilà, Travel in Blues n'est plus.

Plutôt que de pleurer sur ce triste constat, voyons les choses autrement s'il vous plaît : Travel in Blues, qu'est-ce que ça a été en réalité ?

Une formidable aventure, 5 ans pendant lesquels quelques gars - y'a aussi eu des filles - ont tout donné pour la passion du blues.

Aujourd'hui, il en reste quelque chose : beaucoup d'amateurs de blues se sont rencontrés grâce à Travel in Blues et se retrouvent aujourd'hui lors de concerts, mais aussi en privé.

Quelques projets sont nés de ces rencontres : groupes, festivals en devenir, sans parler des contacts établis entre les amateurs, les musiciens, et les professionnels de la musique. Il nous arrive encore de communiquer les coordonnées de festivals ou de tourneurs à des musiciens; Catfish Keith en France, c'est grâce à Travel. Ce n'est qu'un exemple.

Et le savoir-faire de Travel n'est pas perdu non plus : Philippe, notre Monsieur Zydeco, tient aujourd'hui une chronique régulière dans Soul Bag. Votre serviteur écrit pour Rollin' & Tumblin', un magasine luxembourgeois en français (plus d'infos sur www.bluesclub.lu).

Et les bœufs à la Travel, il en arrive encore, organisés par votre serviteur, sous la houlette de soirées spéciales pour le festival Blues sur Seine, ou à d'autres occasions encore.

Travel n'est plus, mais le blues, lui, est vivant, et bel et bien.

Et, à travers d'autres supports, nous sommes encore là pour le clamer à la face du monde.

René Malines


"Au croisement des routes" : Travel et la Bibliothèque-Médiathèque de Mantes vous proposent une discographie du Blues d'aujourd'hui

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